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Cherté de la vie / Mme Namizata Sangaré, présidente du CNDH, aux sénateurs : « Invitez des ministres à venir s’expliquer »

Nouveau Réveil- 6/8/2021 
   
La présidente du Conseil national des droits de l’homme, Namizata Sangaré était face aux Sénateurs pour présenter le tableau des situations des droits de l’homme dans certaines régions du territoire national. Ce fut, le mercredi 4 août 2021 dernier à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

Au terme de cette présentation où elle a préconisé une implication des élus dans la lutte contre les fléaux mis à leur connaissance, elle a échangé avec les sénateurs sur des questions clées telles que la vie chère en Côte d’Ivoire, l’excision et la migration.



NON MAITRISE DE LA FLAMBEE DES PRIX : DES MINISTRES POUR EXPLIQUER DEVANT LE PARLEMENT

Au niveau de la vie chère en Côte d’Ivoire, en réponse à la préoccupation posée, Namizata Sangaré s’est voulue claire en indiquant qu’aucune action de leur part n’a été posée. Toutefois, que son Institution en contact avec la société civile, fait un suivi de la situation. « C’est vraiment dommage car c’est nous tous qui subissons, qui en pâtissons, c’est nous qui mettons la main à la poche pour faire des achats et je pense que c’est l’occasion pour vous parlementaires de convoquer des ministres à venir s’expliquer sur comment est-ce qu’on n’arrive pas à maitriser la flambée des prix… », a-t-elle préconisé.



EXCISION EN CÔTE D’IVOIRE, DES EMPRIONNEMENTS FERMES RECOMMANDES

Pour ce qui est de l’excision, la patronne du Cndh s’est dite désolée de voir que les exciseuses ne soient pas enfermées. « Après une expérimentation, il faut une législation pour réprimer sévèrement les exciseuses, mais maintenant la loi a été abrogée. Comme vous le savez et maintenant c’est dans le code pénal qu’elles sont sanctionnées. Même quand tu as assisté et que tu n’as rien fait, tu es sanctionnée. La solution aujourd’hui, je respecte la décision des Magistrats mais il faut qu’on arrive à enfermer des personnes. Parce qu’il est arrivé que des exciseuses aient été prises mais elles n’ont pas l’objet de mandat de dépôt bien qu’elles aient été condamnées. A Katiola, neuf (09) exciseuses ont été condamnées mais elles sont allées à la maison. Tant qu’on ne les déposera pas dans une prison comme au Togo ou au Burkina, les choses vont régresser. C’est triste madame la présidente de se retrouver à l’extérieur et qu’on dise qu’en Côte d’Ivoire, 26% des femmes ont subi l’excision. Et je pense que ça sera peut-être d’un autre plaidoyer en votre présence, pour qu’il y ait réparation de ces femmes. », a-t-elle fait connaitre avant de se pencher sur la migration dont une cartographie est en cours d’élaboration. « Je voudrais porter à la connaissance des sénateurs et sénatrices que dans le cadre d’un programme avec un partenaire, des stagiaires sont entrain de nous aider à faire la cartographie de la migration en Côte d’Ivoire. Nous savons que la Côte d’Ivoire est une terre d’accueil, une terre de transit, une terre de départ pour la migration. C’est une question connue et nous avons pu démanteler un réseau de passeurs dans la commune de Yopougon Gesco. »

Au vu de tous ces fléaux, elle a fait ce plaidoyer. « Nous sollicitons le Sénat, les autorités administratives et coutumières, les cadres, les élus locaux, les leaders communautaires, les guides religieux, en vue de lutter efficacement contre ce phénomène, par la sensibilisation des jeunes, des familles et des communautés sur les dangers de l’extrémisme violent. L’appui du Sénat pour la mise en œuvre de ces recommandations nous sera précieux en matière de plaidoyer et de sensibilisation. C’est pourquoi, au terme de mon intervention, je voudrais appeler de tous nos vœux à une action concertée pour faire obstacle aux fléaux qui minent notre société. »


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