Konstantin Chaykin pulvérise tous les records avec une montre de moins de 2 mm d’épaisseur

Sous ses airs minimalistes, elle cache une mécanique brevetée redoutable. Une épaisseur jamais atteinte, un design qui intrigue, et un mouvement maison qui défie la logique horlogère. Découvrez l’ovni horloger signé Konstantin Chaykin.

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Konstantin Chaykin ThinKing Final Prototype
ThinKing Final Prototype - © Konstantin Chaykin

Dans un secteur dominé par les mastodontes suisses et leurs équipes d’ingénierie aux moyens démesurés, rares sont les indépendants capables de bouleverser les règles du jeu. Et pourtant, c’est précisément ce qu’a accompli Konstantin Chaykin. En 2024, lors du Geneva Watch, un prototype horloger inédit a fait trembler les podiums de l’ultra-thin.

Derrière son apparente simplicité se cache une prouesse mécanique qui pulvérise les standards établis par Piaget, Richard Mille ou Bulgari. Son nom évoque l’intelligence, sa conception frôle l’impossible, et son mécanisme fait l’objet de brevets. Impossible de rester indifférent devant ce chef-d’œuvre au profil déroutant, conçu pour entrer dans l’histoire, après son passage du stade de concept à celui de prototype final.

Un boîtier conçu comme un manifeste horloger

La ThinKing Final Prototype de Konstantin Chaykin incarne une forme radicale d’horlogerie contemporaine. Le boîtier, dont la finesse atteint 1,65 mm, repose sur une construction où le fond fait aussi office de platine du mouvement. Ce choix structurel, rarement tenté, permet d’optimiser l’espace sans compromettre la solidité. La version finale abandonne l’acier inoxydable initialement envisagé pour un alliage spécial de nickel développé à l’époque soviétique, reconnu pour sa résistance et sa stabilité.

Boîtier de la Konstantin Chaykin ThinKing Final Prototype
Boîtier de la ThinKing Final Prototype – © Konstantin Chaykin

Le boîtier principal affiche 40 mm de diamètre, tandis que le système externe de port nommé PalanKing pousse les dimensions à 45 mm de large pour 5,4 mm d’épaisseur, afin d’assurer un usage quotidien plus classique. Ce dernier inclut une couronne de remontoir et un système de remontage automatique, absents sur la montre principale, trop fine pour les accueillir.

Fond de boîtier de la Konstantin Chaykin ThinKing Final Prototype et son Palanking
Fond de boîtier de la ThinKing Final Prototype et son Palanking – © Konstantin Chaykin

Le bracelet en cuir noir, quant à lui, a été spécialement conçu pour épouser cette configuration inhabituelle. Il intègre des inserts élastiques et des supports en titane flexibles, garantissant confort et maintien tout en restant en cohérence avec l’ingénierie du garde-temps.

Un cadran à la fois discret et surprenant

L’esthétique de la ThinKing surprend par sa sobriété. Le cadran — ou plutôt la face visible de la montre — présente une finition brossée verticale, remplaçant le fini mat du précédent prototype. Cette modification renforce la lisibilité tout en ajoutant une texture subtile qui joue avec la lumière.

Konstantin Chaykin ThinKing Final Prototype
ThinKing Final Prototype – © Konstantin Chaykin

La lecture de l’heure est assurée par deux disques intégrés au mouvement : l’un pour les heures, l’autre pour les minutes. Ce choix permet une intégration directe au mécanisme, évitant toute surépaisseur. Les indicateurs rappellent légèrement le design espiègle des « Joker Watches » de Chaykin, tout en conservant ici une approche épurée.

Un mouvement maison qui défie la logique

Au cœur de cette pièce se trouve un véritable exploit d’ingénierie : le calibre K.23-0, entièrement conçu en interne par Konstantin Chaykin. Cette mécanique extra-plate repose sur des méthodes traditionnelles intelligemment repensées pour fonctionner dans un espace aussi restreint.

Mouvement de la Konstantin Chaykin ThinKing Final Prototype
Mouvement de la ThinKing Final Prototype – © Konstantin Chaykin

Le mouvement intègre un barillet extra-plat et un système breveté de double balancier avec embrayage d’engrenage, une configuration inédite qui sépare la roue de balancier et le plateau sur deux axes distincts. L’échappement est de type ancre suisse, gage de fiabilité, mais son intégration a nécessité un ajustement fin du frottement et de l’inertie.

Décoré manuellement, le calibre est également invisible au porteur, en raison de la conception intégrée. La couronne étant absente du boîtier principal, l’utilisateur doit recourir à une clé de remontage externe ou à l’unité PalanKing, qui joue le rôle de remontoir et de mécanisme de réglage via deux clés distinctes.

Une disponibilité ultra-limitée et un prix à la hauteur

La ThinKing Final Prototype sera proposée aux enchères par la maison Phillips lors de la Geneva Watch Auction XXI, les 10 et 11 mai 2025. Elle sera vendue avec le module PalanKing, formant un ensemble inséparable.

L’estimation actuelle se situe entre 350 000 et 700 000 CHF. Un prix à la hauteur de son statut de montre mécanique la plus fine du monde, battant le précédent record de Bulgari (1,70 mm).

Tableau récapitulatif

Élément Détail
Modèle Konstantin Chaykin ThinKing Final Prototype
Épaisseur (montre seule) 1,65 mm
Diamètre 40 mm (45 mm avec PalanKing)
Boîtier Alliage de nickel (origine soviétique)
Bracelet Cuir noir avec inserts élastiques et supports en titane
Mouvement Calibre maison K.23-0, double balancier avec embrayage, échappement à ancre suisse
Fonctions Heure, minute via disques
Remontage Clé manuelle ou module PalanKing automatique
Étanchéité Non spécifiée
Disponibilité Enchères Phillips, 10-11 mai 2025
Prix estimé 350 000 à 700 000 CHF

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